Depuis la rentrée de septembre, les restaurants scolaires, structures petite enfance et centres de loisirs de Saint-Nazaire sont passés aux bacs en inox réutilisables pour le conditionnement et le réchauffage des plats. Cette évolution permet d’éviter chaque année 9 tonnes de déchets plastiques. Elle a nécessité plus de 1,3 million d’euros d’investissements et l’adaptation des équipements de la restauration collective.
Une évolution dans le respect de la loi Egalim
La restauration collective municipale poursuit son évolution. Après le remplacement de la vaisselle en plastique réutilisable fin 2018, elle s’est équipé pour cette rentrée de bacs en inox pour conditionner et réchauffer les plats, en application de la loi Egalim, qui prévoit depuis le 1er janvier 2025 la fin des contenants plastiques en restauration collective.
Ce changement intervient après plusieurs années de réflexion et deux ans d’expérimentation dans six écoles, menés avec l’objectif de remplacer le plastique tout en limitant l’impact sur les conditions de travail des 75 agents de la restauration mutualisée.
Du plastique à l’inox : une transition préparée avec les équipes
Seize fois plus lourd qu’une barquette en plastique, le bac en inox a été retenu pour sa résistance, notamment par rapport au verre ou à la porcelaine. Son usage implique davantage d’étapes pour les agents, notamment le lavage et des manipulations supplémentaires qui ont nécessité une adaptation de l’organisation et des équipements de travail. Le personnel a notamment été formé pendant l’été à l’utilisation des nouveaux outils de travail.
L’Unité de production alimentaire mutualisée de Saint-Nazaire (UPAM), qui prépare jusqu’à 6 200 repas par jour, s’est dotée d’une nouvelle ligne de conditionnement dédiée : une machine ferme les bacs et les entoure d’un papier kraft assurant leur traçabilité. Des tables ergonomiques et des chariots électriques complètent cet équipement, ainsi qu’un système de dosage automatique des sauces et des purées.

Un déploiement sur 48 structures du territoire
Le nouveau dispositif est déployé sur 29 restaurants scolaires, 8 structures de la petite enfance et 11 centres de loisirs répartis sur les communes de Saint-Nazaire, Donges, La Chapelle-des-Marais et Saint- Joachim. Sa mise en œuvre constitue une évolution importante du fonctionnement de la restauration collective, qui concerne aussi bien la cuisine centrale que les équipes des offices scolaires. Elle a notamment nécessité un camion et un chauffeur-livreur supplémentaires, l’aménagement des sites de réception (rampes, quais), ainsi que le remplacement des lave-vaisselle des offices et des armoires réfrigérées afin d’accueillir les bacs et de limiter les efforts liés à leur poids.
Chaque jour, 600 à 800 bacs sont utilisés selon les menus, puis récupérés, désinfectés et remis en circulation pour les repas suivants. La collectivité dispose d’un stock quatre fois supérieur aux besoins quotidiens pour garantir cette rotation.
Une démarche inscrite dans une politique d’achat durable
Cette évolution s’ajoute à la politique d’achat durable menée par la Ville : en 2025, 62 % des denrées achetées portaient un signe officiel de qualité, dont 37 % issues de l’agriculture biologique, 50 % provenaient des Pays de la Loire et de Bretagne, et 68 % étaient des produits frais. Depuis 2024, la Ville est labellisée « Territoire Bio Engagé ».
Cette politique s’accompagne d’une lutte active contre le gaspillage alimentaire, avec près de 100 pesées réalisées au cours de l’année scolaire 2025-2026 et le dispositif « Petite faim, grande faim », qui permet d’adapter les quantités servies aux appétits des enfants.
Chiffres clés
- 1,326 M € d’investissements
- 75 agents mobilisés
- 6 200 repas préparés chaque jour
- 29 restaurants scolaires, 8 structures petite enfance et 11 centres de loisirs concernés
- 9 tonnes de plastique évitées chaque année, soit l’équivalent de la distance Saint-Nazaire–
Paris si les barquettes étaient mises bout à bout - 62 % des denrées sous signe officiel de qualité, dont 37 % bio (2025)

